Le cœur serré, Araki

FEATURE

Le cœur serré, Araki

01Le cœur serré, Araki

Sur les traces des 75 années d’un génie de la photographie

« Le peintre d’ukiyoe Kyosai Kawanabe s’est donné lui-même le surnom de « démon de la peinture » non ? Alors moi, je suis le démon de la photo Araki ! ».
—Araki

Le génial photographe vient de fêter son soixante-quinzième anniversaire et il est aujourd’hui encore au mieux de sa forme. Au réveil, il photographie le ciel de sa véranda, puis son petit-déjeuner. Dans sa chambre, avec un pinceau, il imagine des titres pour sa future exposition. L’après-midi, il photographie des modèles dans un studio à Tokyo, et le soir, il rencontre le commissaire de son exposition et s'entretient avec les médias. Le samedi, il se réfugie chez lui pour créer des natures mortes. Araki ne prend pas de repos. Dans ses œuvres, sans qu’on y prenne garde, le regard est captivé, parfois happé par une beauté que l'on n’avait pas imaginée jusqu'alors. La force des œuvres d’Araki dans lesquelles se mêlent vie et mort, sérénité et indécence, folie et humour, marque nos yeux au fer rouge et ce "serrement de cœur" qu'elles provoquent reste à jamais gravé dans notre mémoire.

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