La pointe de l’art contemporain au Watari-Um

09.02.2020

TexteRebecca Zissmann

©jun560

Son bâtiment futuriste à l’extrémité courbée et à la texture rayée en trompe-l’œil fait du Watari-Um un bâtiment emblématique du quartier de Gaienmae à Tokyo. Au-delà de son architecture, le musée a su asseoir sa réputation de curateur hors pair d’art contemporain en sortant des sentiers battus.

Dessiné par l’architecte suisse Mario Botta, maître de la géométrie et des formes simples à qui l’on doit aussi le musée d’art moderne de San Francisco, le Watari-Um ouvre en septembre 1990. Le nom Watari-Um est la contraction du nom Watari et du mot anglais « museum » pour rendre hommage à la famille Watari, grande famille de curateurs dont plusieurs générations se sont succédé à la tête du Watari-Um. Dès le début, le musée revendique ses racines japonaises en présentant des artistes locaux dans des expositions élaborées.

©jun560

Très vite, les plus grands artistes étrangers de l’art contemporain y sont invités, à l’instar de Larry Clark, Joseph Beuys ou Barry McGee. Mais c’est surtout pour y découvrir des artistes émergents de la scène contemporaine japonaise qu’il faut s’y rendre. Fin 2018, on pouvait ainsi y découvrir les peintures pop aux couleurs explosives de Kazuki Umezawa et les mannequins désarticulés habillés en doudounes de Taku Obata.

La structure du Watari-Um permet d’y apprécier l’art de façon originale. C’est au deuxième étage qu’ont lieu la plupart des expositions. Grâce à d’ingénieuses ouvertures dans les étages supérieurs qui laissent aussi passer la lumière, les œuvres exposées aux niveaux inférieurs peuvent être appréciées depuis une perspective plus élevée.

Pour les visiteurs avides de lecture, la librairie On Sundays du rez-de-chaussée est particulièrement bien fournie et présente des références rares repérées par son propriétaire Kisato Kusano.

©Naoya Fujii

©Masaaki Komori

Watari-Um

3-7-6 Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo

www.watarium.co.jp/