“Pratthana – A Portrait of Possession” par Toshiki Okada au Centre Pompidou
Adaptée d'un roman du Thaïlandais Uthis Haemamool, cette pièce dévoile la vie amoureuse d'un peintre au regard de l'histoire récente du pays.

“Pratthana – A Portrait of Possession” © Sopanat
Suite au succès de Five Days in March (2004), jouée à Paris à l’automne 2017, le metteur en scène phare de la scène japonaise Toshiki Okada a présenté du 13 au 16 décembre 2018 son œuvre Pratthana — A Portrait of Possession, au Centre Pompidou. Adaptée du roman de l’auteur thaïlandais Uthis Haemamool, la pièce épique, d’une durée de quatre heures et vingt minutes, a retracé l’existence d’un peintre et sa tumultueuse vie amoureuse, tout en s’arrêtant sur l’histoire récente de la Thaïlande.
Effacer les frontières
Pour mettre en scène Pratthana — A Portrait of Possession, le dramaturge né en 1973 à Yokohama, a rencontré pour la première fois Haemamool en 2015, afin d’échanger sur le roman, dont l’idée sous-jacente était « d’interroger la manière dont l’histoire “légitime” est construite au prisme de la formation de l’État-nation, et d’associer à cette question celle du corps ». Au fil de représentations quotidiennes, la pièce explore les questions de politique et de nation, de contrôle et de pouvoir, de désir et de corps, cherchant des moyens d’effacer les frontières et les contours pour mieux les transgresser.
Toshiki Okada est un acteur clé de la programmation du Festival d’Automne, pour lequel il a présenté de nombreuses pièces depuis 2008. Un festival qui met également en lumière d’autres artistes japonais à l’instar de Hideto Iwai.
Pratthana — A Portrait of Possession (2108), une pièce mise en scène par Toshiki Okada au Centre Pompidou à Paris.

“Pratthana – A Portrait of Possession” ©Sopanat
LES PLUS POPULAIRES
-
La forêt qui a influencé “Princesse Mononoke” à Yakushima
Cette île montagneuse regorge de merveilles naturelles, de ses plages de sable étoilé à la forêt vierge qui a inspiré Hayao Miyazaki.
-
Un jardin japonais rare, caché au sein du temple Honen-in à Kyoto
Visible seulement deux fois par an, “Empty River”, aménagé par l’architecte paysagiste Marc Peter Keane, évoque le cycle du carbone.
-
À l’époque Edo, les criminels étaient tatoués
Les tatouages traditionnels avaient une signification très forte, les meurtriers étaient tatoués sur le visage, les voleurs sur le bras.
-
Sanbonmatsu-yu, un “sentō” où méditer sur la valeur de la paix
Dans sa “Chronique du bain”, Kundō Koyama fait du “yudō”, la « voie du bain », un pilier de la culture japonaise traditionnelle.
-
“Spirale”, un tourbillon de ténèbres
Ce manga d'horreur, oeuvre phare de Junji Ito, dépeint une ville maudite en proie à des événements surnaturels causés par une spirale.



