Nozomi Suzuki photographie l’invisible

30.05.2018

© Nozomi Suzuki - rin art association - photo de Shinya Kigure

« J’utilise l’argentique pour dévoiler et visualiser des souvenirs cachés […]. La photographie est un catalyseur qui unit l’image et son support-médium, c’est une façon de transformer cette image en substance physique. » Depuis longtemps, la jeune photographe Nozomi Suzuki est fascinée par la mémoire des choses.

Actuellement doctorante en art intermédia, Suzuki aime utiliser le trou de la serrure de sa porte comme sténopé (un système de photographie rudimentaire qui permet de reproduire une image après passage de la lumière par un petit orifice). Enfin, l’artiste récupère des chambranles de fenêtres de bâtisses sur le point d’être démolies. Ainsi naît la magie. Derrière le cadre d’une fenêtre que l’on dirait sur le point de se désintégrer se dessine alors un paysage anonyme en noir et blanc, intrigant dans son aveuglante blancheur. Une manière étrange, presque irréelle, d’imprimer la mémoire.

© Nozomi Suzuki - rin art association - photo de Shinya Kigure

© Nozomi Suzuki - rin art association - photo de Shinya Kigure

© Nozomi Suzuki - rin art association - photo de Shinya Kigure

© Nozomi Suzuki - rin art association - photo de Shinya Kigure