Des “ukiyo-e” inspirées par David Bowie
Une exposition présentée par le UKIYO-E PROJECT en 2018 mettait à l'honneur deux estampes à l’effigie de l'artiste.

Image courtesy of Marc Jacobs Japan
Du samedi 23 juin au dimanche 1er juillet 2018, une exposition présentée par le UKIYO-E PROJECT s’est tenue à BOOKMARC, dans le quartier de Harajuku à Tokyo, mettant à l’honneur deux nouvelles estampes à l’effigie de David Bowie dans le style ukiyo-e. Les deux tirages étaient disponibles à l’achat.
L’ukiyo-e est une forme de gravure multicolore sur bois élaborée en toute autonomie par des imprimeurs japonais entre le début et le milieu de l’époque d’Edo (du milieu du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe siècle). Parmi les sujets représentés se trouvent des personnes, des décors et des coutumes typiques de l’époque à laquelle les œuvres furent produites.
Le UKIYO-E PROJECT, ayant hérité de la volonté d’illustrer le présent propre au genre, a été créé dans le but de réaliser le portrait de célébrités contemporaines sous les traits de l’art ukiyo-e. À ce jour, les artistes en question, brillamment dépeints, n’étaient autres que les membres du groupe américain KISS – emblèmes de la scène rock sur plusieurs décennies. Iron Maiden, le groupe de heavy metal britannique, était également de la partie.
Mais cette fois, les deux estampes qui composent le troisième épisode de la série sont consacrées au musicien anglais David Bowie, qui nous a brutalement quittés en 2016. Elles ont été réalisées par l’artiste d’ukiyo-e Masumi Ishikawa à partir de la pochette de l’album Aladin Sane (Brian Duffy, 1973) et de la photographie de promotionnelle de Diamond Dogs (Terry O’Neill, 1974).
Bien que l’ukiyo-e, de par son aspect classique, soit souvent perçue comme une sorte d’artisanat traditionnel dont la production correspondrait à une époque révolue, les estampes représentant David Bowie attestent du fait que l’art de l’ukiyo-e est toujours bien vivant.
De même que David Bowie a donné vie à de nouvelles créations d’ukiyo-e, c’est avec brio que l’ukiyo-e ramène David Bowie à la vie.

Image courtesy of Marc Jacobs Japan

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