Du rap à la mode, Children of the discordance habille la nostalgie

15.06.2018

© Mote Sinabel

Hideaki Shikama crée des vêtements qui racontent son parcours. En 2011, il lance Children of the discordance, habité par une nostalgie de la scène rap US des années 1990 et un penchant évident pour les tenues de la même époque.

Sa marque s’investit dans le fair trade et le créateur évoque un engagement politique assez inédit dans le paysage de la mode japonaise. Pour son premier défilé sur les podiums de la Fashion Week Tokyo, Shikama nomme sa collection en hommage à l’album IImatic de Nas (1994) et au terme entendu « rythmatic » dans le titre It Ain’t Hard To Tell.

Réminiscence matérialisée d’un séjour à New York d’un Shikama adolescent, ce défilé automne-hiver 2018 continue d’interroger les souvenirs du créateur. Si Children of the discordance gagnerait à pousser plus loin les contradictions, il s’inscrit toutefois parmi les labels nippons qui montent.

© Mote Sinabel

©Mote Sinabel

© Mote Sinabel