“Ghost in the Shell”, une architecture entre deux mondes
Le célèbre anime réalisé par Mamoru Oshii s’est inspiré pour ses décors de structures urbaines existantes mêlées à celles d’univers futuristes fantasmés.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.
Avec son architecture qui flotte entre deux mondes, tantôt brutaliste avec ses immeubles de béton recouverts de néon publicitaires, tantôt futuriste, où d’épurés gratte-ciels aux parois vitrées s’élancent vers les nuages, l’univers du célèbre anime Ghost in the Shell est presque un personnage à part entière de l’intrigue.
Ghost in the Shell est réalisé en 1995, par Mamoru Oshii, et adapté du manga éponyme publié en 1989 par Masamune Shirow. Les spectateurs y suivent deux cyborgs travaillant dans l’unité anti-terroriste du gouvernement de la ville de New Port City au Japon, propulsés dans le quotidien de 2029.
On plonge alors dans un monde où la ville, en pleine expansion verticale, semble engloutir les quelques maisons traditionnelles en bois qui ont réussi à survivre. Et où les habitants semble submergés à la fois par l’immensité de la métropole, le flot d’informations perpétuel, et le bruit ambiant. Une impression accentuée par les décors, imaginés par le directeur artistique du film Hiromasa Ogura.
Hong Kong comme source principale d’inspiration
Celui-ci a souhaité mélanger dans Ghost in the Shell deux univers distincts mais avec l’impératif qu’ils s’entremêlent parfaitement à l’écran : une ville existante et une autre fantasmée. Hong Kong et notamment la citadelle de Kowloon, sera l’inspiration « réelle » de l’anime. Le directeur artistique se rend donc à plusieurs reprise dans la cité-état pour photographier cette citadelle, ville dans la ville, où le marché noir est roi, avant que celle-ci ne soit démolie en 1993. Quant à la ville fantasmée, c’est le dessinateur Takashi Watabe qui créera de toutes pièces cet environnement urbain futuriste. Avant que les deux ne soient mélangés dans des esquisses puis mis en page avant tournage, dans un univers cohérent.
L’intégralité des décors et arrières-plans de Ghost in the Shell ont été intégralement réalisés à la main, via des dessins techniques ou des aquarelles, permettant une attention accrue du détails. Le film, devenu une des références mondiale de la pop’ culture japonaise, a été adapté en un film d’action en 2017 par Rupert Sanders, avec Scarlett Johansson et Takeshi Kitano.
Ghost in the shell (1995), un film de Mamoru Oshii disponible en VOD.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.

© Shirow Masamune, Kodansha, Bandai Visual, Manga Entertainment, Kodansha, IG and ITNDDTD.
LES PLUS POPULAIRES
-
Morioka Shoten, la librairie au livre unique
Face à l'afflux des sorties littéraires, Yoshiyuki Morioka a décidé en 2015 d'ouvrir sa librairie qui ne propose qu'un seul livre par semaine.
-
“All about Lily Chou-Chou”, fanatisation et rapport au réel
Co-scénarisé par une communauté en ligne, ce film de Shunji Iwai met en scène une pop-star devenue le repère d'une jeunesse déboussolée.
-
La tradition des œufs noirs du volcan de Hakone
Dans la vallée volcanique de Owakudani, de curieux œufs noirs aux vertus bienfaisantes sont cuits dans les eaux sulfuriques.
-
L'audace d'après-guerre du mouvement japonais Gutai
Ce courant incarne le renouveau de l'art japonais en apportant une importance considérable aux matériaux et à la performance.
-
Recette d'umeboshi par Karen Solomon
A la différence des prunes d'Occident, l'ume ne se consomme pas crue et est saumurée par les Japonais qui raffolent de ce condiment acidulé.




