Portraits de samurai par Felice Beato
Le photographe italo-britannique a immortalisé de nombreux guerriers, alors que le Japon féodal vivait ses derniers instants.

© Felice Beato
Lorsque Felice Beato arrive au Japon en 1863, les ports nippons viennent tout juste de s’ouvrir au commerce international et les étrangers vivant sur le sol japonais sont encore rares. Le photoreporter, grâce à des contacts précieux dans l’armée japonaise, obtient la possibilité de se rendre dans diverses régions du pays, afin d’y capturer les dernières heures du Japon féodal. Mais, alors que la guerre de Boshin (1868-1869) fait rage, Felice Beato poursuit son travail photographique en studio où il met en scène samurai et courtisanes.
Les derniers instants des samurai
Sur ces premiers portraits nippons, apparaissent fièrement des samurai, vêtus de leur armure et munis de leurs épées. Des photos colorisées par la suite par le photographe lui-même, un procédé très courant en cette fin de XIXème siècle. Si Felice Beato est un des premiers à photographier l’Extrême-Orient, il est également un des rares photographes à réussir à immortaliser les dernières années d’existence des guerriers nippons. En effet, cinq ans plus tard, la restauration de Meiji (1868) signe la fin du féodalisme. Le port de l’épée est désormais interdit à toute personne extérieure aux nouvelles forces armées nationales.
Pionnier de la photographie au Japon, Felice Beato a eu une grande influence sur ses contemporains et successeurs comme le baron autrichien Raimund von Stillfried ou l’italien Adolfo Farsari. Ainsi que sur des photographes japonais, à l’instar de Kusakabe Kimbei ou encore Tamamura Kozaburo.
La majeure partie des oeuvres de Felice Beato sont consultables, en ligne, sur le site de la Bibliothèque nationale de France.

© Felice Beato

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