Le japonisme, influent archipel
Ce terme, créé en 1872, désigne l’influence qu’a eu la civilisation japonaise dans l’évolution de l’art occidental à la fin du XIXème siècle.
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© Gallica Bibliothèque nationale de France
Van Gogh, Monet ou encore Cézanne, nombreux sont les artistes français et européens à s’inspirer de l’art et de la civilisation japonaise dans leur processus créatif. Sur les toiles apparaissent ainsi davantage de lignes courbes ou d’éléments naturels. Les femmes se parent de vêtements larges rappelant les kimonos, paravents et autres éventails s’affichent sur certaines œuvres. On pense notamment à La Mousmé, aux Iris et au Portrait du père Tanguy de Vincent Van Gogh, ou à La Japonaise de Claude Monet.
Cette influence japonaise sur le processus créatif des artistes européens trouve son origine dans l’ouverture au monde de l’archipel nippon au début de l’ère Meiji (1868-1912), puis à l’exposition universelle de Paris de 1867. L’Occident découvre alors l’ukiyo-e, ces « images du monde flottant », signées des plus grands noms : Katsushika Hokusai, Hiroshige Utagawa ou encore Keisai Eisen. Ces estampes, mais aussi laques et céramiques, font des émules auprès des artistes.
Un terme recouvrant plusieurs disciplines
C’est ainsi que Philippe Burty, critique d’art et collectionneur français, décide de mettre un mot sur cette passion japonaise qui déferle sur la France : le japonisme, qu’il emploie à plusieurs reprises dans une série d’articles publiés dans la revue La renaissance littéraire et artistique, en 1872.
Si le médium le plus impacté par cette influence japonaise fût la peinture, le japonisme toucha également d’autres arts comme la gravure ou encore les arts décoratifs, le design et l’architecture, comme le souligne Jean-Sébastien Cluzel, dans son ouvrage Le japonisme architectural en France, 1550-1930.
Plus d’informations sur le japonisme sur le site internet du musée Giverny.
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© Gallica Bibliothèque nationale de France
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