Le petit chimiste devenu prince des vins naturels

15.07.2018

© Hirotake Ooka

Lorsqu’on lui demande pourquoi chez lui le raisin est trié grain par grain, Hirotake Ooka a coutume de dire “qu’on ne peut pas faire une bonne purée avec des patates pourries”. La formule tient de l’aphorisme, de ceux que l’on est par la suite tenté d’appliquer à tous les domaines.

À son arrivée en France en 1997, le jeune chimiste décide de se lancer à la conquête du vin naturel. Il fera ses armes auprès de vignerons amoureux tels que Thierry Allemand (qui a également vu passer Kenjiro Kagami, autre grand Nippon du vin naturel français) puis, dix ans plus tard, s’installe finalement en Ardèche sur le domaine de la Grande Colline, où il apprivoise la terre conjuguant patience, sérénité et passion.

Désormais considéré comme l’une des sommités du vin naturel français, Ooka envisage de créer un domaine sur sa terre natale. Nul n’est prophète en son royaume, mais il ne fait pas de doute que Hirotake Ooka saura faire mentir cet autre dicton.

© Hirotake Ooka

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