Itinéraire le long des rues historiques et de la station balnéaire d’Ako

Cette ville du département de Hyogo évoque la côte amalfitaine, alors que ses sources chaudes et ses huîtres Sakoshi font sa renommée.

09.03.2024

Le récit Genroku Chushingura, souvent mis en scène au théâtre de marionnettes et dans le kabuki, raconte l’histoire d’un groupe de samouraïs qui ont vengé la mort de leur seigneur. Ce conte se déroule dans la ville d’Ako, renommé “pays de sel”. Cette côte faisant face à la mer intérieure de Seto dévoile des panoramas à couper le souffle évoquant la côte amalfitaine dans le sud de l’Italie. A chaque heure du jour, il est possible de s’immerger dans le calme paysage, en plongeant dans les douces sources chaudes d’Ako ou en dégustant les épaisses huîtres Sakoshi. Pour une expérience intemporelle, Ako, située à la pointe sud-ouest du département de Hyogo, est une ville à absolument visiter.

La région de Sakoshi, dotée d'un port naturel

La baie de Sakoshi s’étend autour de l’île de Ikishima, hors d’atteinte des hommes depuis les temps anciens, dont la circonférence est de 1 630 mètres. Ici, l’océan offre un trésor, nourri des montagnes, des rivières et de la mer : les huîtres de la marque Sakoshi.

Les huîtres fraîchement pêchées abondent en nutriments et leur texture savoureuse tient à leur chair épaisse et soyeuse, ferme mais généreuse.

Située près de l’estuaire de la rivière Chikusa, une des “100 célèbres eaux du Japon”, la région de la baie de Sakoshi, entourée de forêts, est fière de posséder l’un des environnements marins les plus propres de la mer intérieure de Seto. Les huîtres qui y sont cultivées ne sont pas seulement bonnes à consommer mais bénéficient aussi de la présence immaculée de l’île forestière d’Ikishima de l’autre côté de la baie, qui permet à un plancton de haute qualité de s’épanouir dans ces eaux. Leur période de croissance dure environ six mois de la fécondation jusqu’à leur récolte, ces huîtres arrivent donc rapidement à maturité. Elles possèdent donc une saveur assez fruitée, sans l’habituel goût très salé et amer associé à l’eau de mer, ce qui les rend accessibles même aux personnes qui n’apprécient pas vraiment les huîtres. Ces huîtres sont appelées “Satoshi kaki” et sont distribuées dans tout le Japon.

A Kamashima Suisan, créateur de la marque des huîtres Sakoshi, il y a une personne formidable qui a représenté le Japon lors du Concours International d’Écaillage d’Huîtres : Madame Noriko, la femme du propriétaire de troisième génération de Kamashima.

Des huîtres propres à consommer crues grâce aux eaux claires de la baie de Sakoshi

Les huîtres kaki de Sakoshi, en coquilles ou écaillées (300 g) coûtent 1 100 yens le kilo. Les marques originales de Kamashima, “Purimi” et “Puresakoshi” d’huîtres en coquilles, coûtent chacune 2 500 yens le kilo. Y sont aussi disponibles des spécialités comme la pâte d’huître “My Lover”, inspirée par le kimchi, ou encore le shiokara (des fruits de mer salés et fermentés), le tsukudani (préservé dans la sauce soja) ou le crabe au miso, tous au prix de 1 000 yens. Ces produits peuvent être stockés à température ambiante pendant deux semaines ou congelés pendant trois mois et peuvent être livrés dans tout le pays.

« Il y a treize familles éleveuses d’huîtres ici, la nôtre y compris. Chaque pêcheur a sa propre méthode de culture. Tout a commencé autour de 1960. Dans le passé, cette région prospérait grâce à la pêche estivale des crevettes, mais il n’y avait pas de marché en hiver, ce qui laissait du temps au pêcheur. Le grand-père de mon mari a ramené des oeufs d’huîtres du département de Miyagi et en a initié la culture. Elles s’épanouissent dans les eaux de Sakoshi, qui conviennent parfaitement à la croissance des huîtres », explique Mme Noriko.

« Habituellement, les huîtres prennent trois ans à grandir, mais les huîtres de Sakoshi croissent en une demi-année. Grâce à leur croissance rapide, elles restent épaisses et fermes, même après une cuisson vapeur. A la différence d’autres régions où les huîtres doivent être désinfectées avec de l’eau stérilisée aux UV avant d’être expédiées pour la consommation, il n’y a pas ce genre de prérequis dans la baie de Sakoshi puisque ses eaux sont cristallines. Certains visiteurs viennent spécialement dans la région pour goûter des huîtres crues pour la première fois car ils savent qu’elles sont propres à la consommation et faciles à déguster ».

Dans le même quartier, le marché Umistation Shio-Sai est un lieu où acheter des fruits de mer frais et de saison. Dans une petite baraque dédiée aux huîtres il y a même un buffet à volonté de 70 minutes d’huîtres en coquilles, pour le prix de 3 600 yens par adulte.

Kamashima Suisan
319 Sakoshi, Ako City, Hyogo Prefecture
TEL : 0791-48-0658 (Reception hours: 6:30 AM – 2:00 PM)
Horaires d’ouverture : 8:30 AM – 4:00 PM
Fermé les mardis

De la délicieuse cuisine agrémentée d’huîtres peut être appréciée près de la gare Banshu-Ako.

Bien que les kaki Sakoshi soient très populaires à l’échelle nationale, il n’y avait pas de restaurants spécialisés dans les huîtres en ville jusqu’à l’ouverture de Oshokujidokoro Kamashima, encouragé par l’enthousiasme et la détermination des pêcheurs. Noriko, la célèbre propriétaire de Kamashima Suisan présenté plus tôt, en est aussi la gérante. Au restaurant, il est possible de goûter aux soyeuses huîtres Sakoshi de leurs marques originales Purimi et Puresakoshi, qui s’accordent parfaitement avec du vin ou du champagne, grâce au menu “Set de Comparaison d’Huîtres Crues” (1 280 yens) dont 100% des huîtres Sakoshi ont été cultivées à partir d’huîtres pêchées dans la baie de Sakoshi. Pour ceux qui cherchent la gourmandise, le “Chushingura Gozen” (1 980 yens) propose un festin d’huîtres crues, grillées, frites ou en soupe et d’un petit oyako-don (bol de riz aux huîtres et à l’oeuf), afin de goûter à une variété de délices d’huîtres.

Le “Set de Comparaison d’Huîtres Crues” est accompagné par du Kakishuwa (1 155 yens), du saké pétillant développé pour décupler l’appréciation de la cuisine d’huîtres.

Kamashima Oshokujidokoro
89-5 Kariya, Ako City, Hyogo Prefecture
TEL : 0791-56-5050
Horaires d’ouverture :
[Du Lundi au Dimanche]
11:00 AM – 4:00 PM (Dernière commande à 3:30 PM)
[Du Jeudi au Samedi]
11:00 AM – 4:00 PM (Dernière commande à 3:30 PM), Horaires en soirée : 7:00 PM onwards
Fermé les Mardis

La touche secrète réside dans le bouillon dashi fabriqué à partir de konbu (algue) et de flocons de bonite. Ce bouillon riche infuse la préparation et en devient l’ingrédient maître. Dans le royaume des savoureux pancakes, un incontournable de la cuisine réconfortante japonaise est l’okonomiyaki, dans lequel une généreuse proportion d’huîtres est ajoutée afin de rendre le plat plus raffiné.

Des “okonomiyaki” aux huîtres

Des okonomiyaki avec de larges huîtres Sakoshi sont disponibles avec deux options : l’une avec 100 g d’huîtres au prix de 1 200 yens et l’autre avec 150 g d’huîtres au prix de 1 600 yens.

Avec l’engouement mondial actuel pour la cuisine japonaise, l’okonomiyaki se fait le représentant de la cuisine japonaise à base de farine et connaît un pic de popularité. Son attrait réside dans la taille généreuse de ses portions, sa facilité de préparation et ses multiples possibilités de personnalisation. Dans le passé, le long des régions côtières de la mer intérieure de Seto, il y avait de nombreux restaurants d’okonomiyaki suivant la tradition de Hiroshima. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une poignée, et moins de dix sont encore en activité. Parmi eux, Okonomiyaki Minatoya, fondé en 1995, est un lieu particulièrement apprécié. Dans le restaurant, des photos de clients réguliers, prises adroitement par le propriétaire, ornent les murs.

La clé du goût inimitable des okonomiyaki de ce restaurant, c’est la recette de la préparation que Monsieur Minato a hérité de sa mère. Celle-ci incorporait un bouillon dashi fait de konbu et de flocons de bonite. Parmi les autres ingrédients essentiels se trouvent le fameux sel Harushio de Ako et le saké local Chushingura. A chaque bouchée, les huîtres dodues, la pâte moelleuse et la sauce légèrement sucrée se mêle pour créer une riche harmonie. Ce mélange de saveurs représente l’essence même des okonomiyaki d’Ako.

On dit que certains clients réguliers auraient demandé à y devenir apprentis, avant de devenir les chefs de luxueux hôtels à Washington, DC.

En plus des huîtres, d’autres délices de type teppanyaki sont proposés aux amoureux d’une cuisine moins raffinée, comme les Negikoro okonomiyaki (en photo au-dessus, 700 yens) dont la texture satisfaisante contient des tendons de boeuf, des oignons verts et du konjac, ou encore un okonomiyaki plus sain (900 yens) avec un mélange de tofu et de champignons shiitake. Sans oublier un Horumon Udon dans le style du Kansai (900 yens) composé d’abats. Chaque plat du menu peut-être personnalisé, comme en ajoutant une sauce légèrement relevée pour accentuer la profondeur des arômes grâce à la secousse d’épices.

Le propriétaire a décoré ses pancartes et murs extérieurs dans un style rappelant l’ère Showa, ce qui ne fait qu’ajouter au charme de l’endroit.

Okonomiyaki Minatoya
38-3 Ekimaecho, Ako-shi, Hyogo
TEL : 0791-42-9939
Horaires d’ouverture : 11:30 AM – 1:30 PM (Dernière commande), 5:00 PM – 7:00 PM (Dernière commande)
Fermé les Mardis

Après s’être rempli l’estomac, une balade le long de rues romantiques à l’histoire riche s’impose, pour voyager dans le temps.

Promenade le long d'anciennes maisons rénovées pour ressentir l'esprit du vieux Japon

Daido, la route principale de Sakoshi, s’étend de la rivière Chikusagawa jusqu’à la baie de Sakoshi. Il s’agissait de la rue principale de l’ancienne ville au chateau. Le long de ses pavés sont alignées différentes boutiques, cafés et brasseries de saké établies de longue date dans d’anciennes maisons rénovées. L’atmosphère évoque l’époque Edo (1603-1868). En se promenant dans ces rues, on peut ressentir l’esprit du vieux Japon tout en appréciant la modernité des expériences proposées par les magasins.

Le café Nonki

La boutique Tsumugi

Le café Nonki, situé dans un ancien magasin de geta (sandale japonaise en bois) de l’ère Taisho (1912-1926) rénové depuis, met en avant une sélection minutieuse de meubles anciens et de lampes rassemblées par le propriétaire. Au menu, le populaire Ichijuu Sansai Teishoku (set avec une soupe et trois plats) coûte 1 650 yens et est composé de riz et de légumes issus de la propre ferme du restaurant.

50 mètres plus bas sur la même route pavée se trouve la boutique Tsumugi qui propose une sélection unique de divers objets et accessoires.

Glace italienne au lait frais

Ocean's Milk

La glace à l’italienne au lait frais et le riche Ocean’s Milk sont confectionnés à partir d’extraits d’huîtres, au prix de 600 yens chacun.

Une longue queue s’étire devant Sarita, un magasin spécialisé dans les aragosta, une pâtisserie traditionnelle de la région de Naples. La glace à l’italienne est accompagnée d’une pâtisserie croustillante et feuilletée appelée tappi, au goût légèrement salé. La pâte, faite à partir de farine de blé directement importée d’Italie, est étirée jusqu’à ce qu’elle soit la plus fine possible, puis pliée en plusieurs couches avant d’être roulée à la main. A l’intérieur, elle est remplie à ras bord avec de la crème faite-maison. Chaque bouchée de glace et de pâtisserie est d’une gourmandise et d’un luxe inouïs. Avec un zeste de citron et d’autres ingrédients, son goût rafraîchissant est addictif. Cette douceur est confectionnée par le chef cuisinier de SAKURAGUMI, présenté ensuite.

Le paysage côtier de la région de Misaki évoque ainsi à bien des égards la côte amalfitaine.

La région de Misaki, un paysage côtier qui évoque la côte amalfitaine

Sarita, juste au bout de Kirakira-zaka, est un restaurant de cuisine italienne authentique de la région de Naples, agrémenté d’un sublime panorama sur l’océan. Pour y accéder, une promenade suit la côte, le long de rivages rocheux. Parfois, des dauphins viennent même saluer les visiteurs.

Le chef et propriétaire Akio Nishikawa, qui a renommé le quartier “Kirakira-zaka” (Colline scintillante), est considéré comme l’un des moteurs à l’origine de la reconnaissance de Misaki comme étant un “sanctuaire des amoureux”.

Par temps ensoleillé, la mer scintillante autour de Mizaki est éblouissante. Quand M. Nishikawa a visité Naples, il a été frappé de voir à quel point les paysages de Misaki ressemblaient à ceux de Naples, ce qui l’a poussé à vouloir transformer Misaki en une destination balnéaire similaire à Naples. Comme il était le premier Japonais à avoir rejoint l’“Associazione Verace Pizza Napoletana” (l’Association de la vraie pizza napolitaine), son restaurant SAKURAGUMI est devenu réputé pour être un établissement où l’on peut déguster de l’authentique cuisine napolitaine.

La pizza Margherita Bianca, qui reproduit fidèlement tous les aspects de la fabrication traditionnelle de la pizza napolitaine, dont le four, les ingrédients et les techniques, coûte 2 080 yens.

L’atmosphère enchanteresse de Misaki, au charme exotique, est propice à la dégustation d’une cuisine délicieuse et au rajeunissement de l’âme, le tout entouré d’une nature époustouflante. Avec cela à l’esprit, M. Nishikawa a ouvert une luxueuse maison d’hôtes au deuxième étage de SAKURAGUMI. Cette maison d’hôtes, limitée à deux groupes par jour, permet à deux personnes de rester pour 45 000 yens par personne et par nuitée (taxes non incluses). Dans la salle de bains, du carrelage antique d’Italie vieux de 400 ans orne le sol et sur le toit, un sauna promet un moment de détente alors que le regard se perd dans la mer. Au réveil, le soleil du matin reflété par la surface de l’eau est le plus beau des cadeaux.

SAKURAGUMI
2-1 Misaki, Ako City, Hyogo Prefecture
TEL : 0791-42-3545 (Reception hours: 9:00 AM – 9:00 PM)
Horaires d’ouverture :
Déjeuner : 11:30 AM – 3:30 PM (Dernière commande à 2:30 PM)
Dîner : 6:00 PM – 10:00 PM (Dernière commande à 8:30 PM)
Fermeture : Tous les Mardis, le premier Mercredi, et les troisièmes Lundis et Mercredis du mois

Dans un bassin à l’air libre le long de la côte, corps et esprit se libèrent alors que l’on peut s’immerger dans la beauté poétique de l’archipel de la mer intérieure de Seto.

Ako Onsen, la “source chaude ressuscitée”

Ako Onsen, aussi connu sous le nom de “source chaude ressuscitée” est une source d’eau chaude saline neutre riche en ingrédients minéraux, réputée pour sa texture onctueuse et son effet hydratant sur la peau. A Ginpaso, où deux bassins extérieurs se fondent dans l’horizon, le soir est un moment idéal pour se baigner alors que le soleil couchant s’offre juste en face du bain, dans un panorama sublime. Le soir, les flammes d’un petit feu reflètent les étoiles à la surface de l’eau, permettant aux visiteurs d’apprécier un moment hors du temps, immergés dans la grandeur de la nature.

À Ginpaso, la meilleure façon de passer le temps c’est de ne rien faire. Simplement observer la calme mer intérieure de Seto, que l’on aperçoit depuis le salon de la réception ou depuis les fenêtres de sa chambre, est amplement suffisant. En regardant la mer tranquille, l’esprit s’apaise naturellement. La chambre aperçue ici en photo est une chambre spéciale, à 90 000 yens pour deux personnes, petit-déjeuner et dîner inclus.

Au dîner, une cuisine japonaise créative est au menu avec, en ingrédients star, les produits savoureux de saison issus de la mer intérieure de Seto, accompagnés de saké local de Harima. Le menu visible en photo est le Hinamatsuri Kaiseki du mois de mars. Le plat principal est une Sakura Tai (dorade), un délice de printemps servie avec des sashimi, du shabu-shabu, et du kamameshi (riz cuit en marmite). Parmi d’autres options disponibles, des sashimi d’ormeaux, des tempura de corégone et un assortiment de plats mijotés, pour un total de 13 plats, figurent au menu.

Ginpaso
2-8 Misaki, Ako City, Hyogo Prefecture
TEL : 050-2018-0878 (Horaires d’accueil : 9:00 AM – 6:00 PM)

Pour terminer le périple, il est indispensable d’aller apprécier la beauté intemporelle et préservée du Ako Nishijin, un artisanat traditionnel qui transcende les époques.

L'artisanat traditionnel du tissage “Ako Nishijin”

Le Kani Botan (crabe et pivoine) et le Enniju Rai (tonnerre à deux contours) sont des motifs classiques des textiles Ako Nishijin et comptent parmi ses dessins les plus réprésentatifs. Ces motifs sont tissés depuis avant la Seconde guerre mondiale et sont mis à l’honneur sur les Byōbu (panneaux coulissants) du festival Gion Matsuri de Kyoto. Le prix de l’un de ces produits est de 3,080,000 yens.

Dans le quartier sud d’Ako, ouvert du fait de l’installation de champs de sel, l’artisanat traditionnel Ako Nishijin s’est développé grâce au travail des femmes. En 1874, une femme appelée Naka Kojima a passé près de trente ans à perfectionner la technique en passant par de nombreux essais et échecs. Avec la technique Nabeshima Nishijin du département de Saga et la technique Sakai Nishijin du département d’Osaka, la technique Ako Nishijin est maintenant considérée comme l’un des trois styles majeurs de tissage Nishijin au Japon. Les produits d’Ako sont caractérisés par des fils étroitement tissés et des sillons colorés aux bordures.

La taille standard fait l’équivalent d’un tatami. Les dessins représentent souvent des motifs de bon augure comme les pivoines ou le tonnerre, et les couleurs indigo, marron et blanc y sont principalement employées. A l’atelier de Kazuko Ikegami, seul du fil de cotton peigné de la plus haute qualité est commandé à la demande, et les produits tissés avec ce fil développent plus de caractère au fil du temps et de l’usure. Certains clients se transmettent ces tissages depuis trois générations. Actuellement, plutôt que de se diviser le travail, chaque artisan est en charge de tout le processus, et même des artisans aguerris ont besoin de huit mois pour terminer une pièce. Aujourd’hui, l’attente avant d’obtenir un produit finalisé est d’à peu près trois ans.

Kazuko Ikegami a hérité sa passion pour l’artisanat Ako Nishijin de sa grand-mère, qui était auparavant la manager de l’atelier. Cette galerie organise des ateliers afin que les visiteurs puissent, eux aussi, faire l’expérience de cette technique.

Le travail manuel, qui représente 80 à 90% du processus, s’effectue à l’aide de ciseaux recourbés spécifiques, élaborés pour le tissage Nishijin. Cette technique n’est maîtrisée que par quelques artisans dans tout le Japon. Pour assurer une épaisseur uniforme, les fils sont taillés parallèles au matériau, pour obtenir une texture similaire au velours.

Le prix de ces produits commence à 55 000 yens pour ceux mesurant 15 cm2.

Ako Nishijin Workshop & Gallery Higashihama
69 Higashihama-cho, Ako City, Hyogo Prefecture
TEL : 0791-25-1395
Horaires d’ouverture : 9:00 AM – 6:00 PM
Ouverture irrégulière